Créer un blog Présentation

Nom du blog :
catedition
Description du blog :
Livres, Tableaux, Cartes postales
Catégorie :
Blog Livre
Date de création :
27.11.2006
Dernière mise à jour :
31.05.2008
RSS

Rubriques

>> Toutes les catégories <<
· Cartes Postales (3)
· contes (1)
· Divers (2)
· Livres (11)
· Nouvelles (1)
· Slobodan (1)

Navigation

Accueil
Livre d'or catedition
Créer un blog
Contactez-moi !
Faites passer mon Blog !
Mes blogs et sites préférés

Billets les plus lus

· Les Chats de Slobodan & J-M Sananes extrait 1
· Le Grand Livre
· Dompteur d'Etoiles
· LIVRE
· (Á Mistigri).Toi mon chat tu ronronnes
· Dompteur d'Etoiles
· Sur le fil Slobodan
· Le grand arbre - part 2
· Le grand arbre - part 1
· Souscription

Statistiques



Recherche personnalisée

Derniers commentaires

reprints
02.06.2008
Je viens t'inviter
16.04.2008
bravo !
10.02.2008
Slobodan
02.02.2008
Slobodan
02.02.2008
cachou
29.10.2007
mistigri
29.10.2007
bravo
16.08.2007
dreamer girl de retour
25.07.2007
le romarain
16.05.2007
Très joli
12.04.2007
salut !
24.01.2007
biens le bonsoir
14.01.2007
RSS

Autres blogs à visiter :

· bonzo
· cahierscotentin
· christinechancel
· diluc
· rigellasanis
· shaqoneil32
· diddlneo
· classebacasable
· leshistoiresderemi
· mangakids



Aube Fantasque

Aube Fantasque

Posté le 19.05.2008 par catedition
C’était un temps, un de ces temps où les nuages affrontent le soleil, où la larme et le rire s’affrontent dans un terrible face à face.
C’était un temps où le proche semble trop lointain, où le noir profil du lointain semble encore trop proche.
C’était un de ces temps où la famille Rabajoie rencontra la famille Rabatristesse.

Piètr, enfant innocent, demanda :
– Ben quoi ?
Mais le Hérisson-des-Mémoires faisait des pieds de nez au Rossignol-du-Souvenir, tout comme Piètr en faisait parfois à l’instituteur dans la cour de l’école.
Rossignol-du-Souvenir, en personne, répondit à l’insolence par une “patte à bec”, comme on dit dans famille Ornithorynque : quand la patte est lourde, la douleur est bien plus cuisante que l’offense.

– Ben quoi ? répéta Piètr.

Une voix immature s’empressa d’affirmer :
– La guerre est déclarée ! Nous avons dû envoyer deux escouades de poètes et deux peintres lourds pour défendre le rêve.

Nous étions en recul sur la frontière du jour, le goût de la barbe à papa s’était fait ténu et, déjà, des bruits de cafetières orgueilleuses fracassaient l’aurore.

Comme le dit souvent mon dentiste quand il joue de la tenaille : l’horreur s’installait.
La tenaille, ce bipède de métal infâme tenaillait, cisaillait, torturait le boyau que la peur habitait.

« Devrais-je, moi aussi, sortir, quitter le rêve, me pomponner en nuage rose, m’habiller en Valet de cœur pour affronter l’As de Trèfle sur son terrain ? » dit alors le Vieux rêveur qui habite les.consciences.

Klaxon fou dans le tohu-bohu du rêve, Piètr tira alors Vieux Rêveur de sa réflexion. Enfant insupportable et exigeant comme la raison, il coupa net la petite voix pour demander :
– Lourds, lourds comment ?... Je veux dire… les peintres ?
La petite voix immature qui semblait appartenir à une belette se sentit en droit et en devoir d’expliquer :
– Lourds comme deux Chagall et un Slobodan, bref, que de la grosse artillerie !
L’enfant en tira un sourire satisfait.

C’est alors qu’arriva l’Empereur Invalide, cheveux, comme il se doit, en bataille, et trois fausses notes autour du cou :
– J’ai, à l’instant, perdu dix étoiles et deux rêves, là, dans ce chaos. Le jour arrive dans une odeur de pain grillé.

Philosophe, Hérisson-des-Mémoires grommela :
– La vie, c’est comme ça ! Quand j’étais rossignol, moi aussi, je jouais à être léger, léger comme le vent et même si je ne savais pas voler, je rêvais haut. Et pourtant... l’usure du temps a rogné mes ailes. J’avais alors des valises de rêves dans chaque plume…
Le vieil Empereur Invalide trouva ces confidences inadéquates. Il sonna du cor de chasse juste avant d’affirmer :
– L’issue de la bataille est incertaine, nous reculons sur tous les fronts.

Un grincement terrible, celui d’un volet qui pleure, déchira les travers de l’incertain. Triomphant, le soleil traversa le champ de rêves. Sur crête de songe, la nuit s’éclipsait. Le quotidien arrivait.
Une voix mature affirma :
– Debout, le petit déjeuner est servi !

Illustration "Rossignol-du-Souvenir" de jms,
Aube Fantasque (Autobiographie d'un vieux rêveur)
Editions Chemins de Plume 12 €



--


:: Poster un commentaire

Votre nom : *
Votre adresse email : *
Titre du commentaire : *
Votre commentaire : *
Votre centerblog : http://.centerblog.net

Code de validation

CAPTCHA Image

Pour valider votre commentaire, vous devez recopier ci-dessous le chiffre que vous lisez sur l'image à gauche :

 

Ce blog est hébérgé par centerblog. Créer un blog c'est simple, rapide et gratuit sur centerblog.net !
Signaler un abus